Oui, je sais : il s'agit là d'un oxymore, mais je vous assure que cette figure de style est on ne peut plus appropriée!
Jugez-en vous-mêmes :
La glace et le frimas que vous voyez sont à l'INTÉRIEUR de la fenêtre...
Ce n'est pas que ma maison soit vieille et décrépite! Pensez donc : elle a le même âge que moi! Le froid extrême que nous avons connu cette semaine -dépassant les -30 quelques nuits d'affilée et rarement les -20 le jour depuis mercredi- a produit ce résultat.
Or, cette petite fenêtre est très exactement à la hauteur de ma tête lorsque je vous écris.
Vous me pardonnerez donc de vous avoir fait un peu languir pour mon second billet sur l'impressionnisme, histoire de ne pas attraper une névralgie malvenue, le port intérieur de la tuque ne me convenant guère. Déjà que le grand chien a mis mes doigts en péril en réclamant, malgré la Sibérie au-dehors, sa promenade avec le résultat que je suis rentrée, à quelques reprises, avec cette reviviscence d'une expérience enfantine oubliée : lorsqu'on patinait un bon moment sur la patinoire extérieure entretenue par mon père dans le jardin, il arrivait que l'on ait les pieds gelés en rentrant, sensation que l'on avait écartée pendant le jeu, pris par les buts à compter au hockey! Il fallait alors retirer patins et chaussettes et, pour diminuer l'impression d'avoir les pieds transpercés par mille et une petites aiguilles les plonger dans l'eau froide.
La température ayant commencé à remonter lentement, j'espère pouvoir sortir un peu de ce «narcissisme domestique» dont j'ai abusé en ce début d'année 2013, mais c'est à mon corps défendant, vous le comprendrez, car, j'ai bien eu envie de vous montrer la rivière fumante au petit matin, mais, je ne savais pas qui, de mon doigt ou du déclencheur de l'appareil photo, aurait gelé en premier, et comme je suis finalement plus littéraire que scientifique, je me suis dit que je laisserais cette expérience à d'autres...