Petits essais en forme de notules

Malraux définit le lecteur par vocation comme celui qui jouit de «la faculté d'éprouver comme présents les chefs-d'oeuvre du passé»...



Je souscris à cette définition et m'attacherai à présenter ici quelques réflexions au fil de mes lectures qui suivent rarement l'actualité littéraire, pour le plaisir de partager découvertes ou, éventuellement, récriminations... . Quoique, la vie étant bien courte, il vaut mieux, dans la mesure du possible, écarter le désagréable lorsque cela, comme il arrive trop rarement, est en notre pouvoir et vouloir.






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vendredi 24 janvier 2014

Photo de la semaine (67) : froid de canard



Il semble que cette expression soit liée à la chasse au canard qui ne se fait, en France, qu'en période froide, de la mi-septembre à la fin janvier...  Puisse effectivement le froid québécois plier bagage à la fin de ce mois, car la petite Moka fait de louables efforts pour apprendre la propreté, mais la maîtresse manque parfois au rendez-vous lorsqu'il faut sortir par -25 degrés en pyjama...





C'était ma douloureuse tentative de participation à photo de la semaine d'Amartia, car le doigt appuyant sur le déclencheur à mis un bon quart d'heure à dégeler!!!





vendredi 25 janvier 2013

Photo de la semaine (40) : froid infernal!

Oui, je sais : il s'agit là d'un oxymore, mais je vous assure que cette figure de style est on ne peut plus appropriée!

Jugez-en vous-mêmes :


La glace et le frimas que vous voyez sont à l'INTÉRIEUR de la fenêtre...

Ce n'est pas que ma maison soit vieille et décrépite! Pensez donc : elle a le même âge que moi! Le froid extrême que nous avons connu cette semaine -dépassant les -30 quelques nuits d'affilée et rarement les -20 le jour depuis mercredi- a produit ce résultat.

Or, cette petite fenêtre est très exactement à la hauteur de ma tête lorsque je vous écris.



Vous me pardonnerez donc  de vous avoir fait un peu languir pour mon second billet sur l'impressionnisme, histoire de ne pas attraper une névralgie malvenue, le port intérieur de la tuque ne me convenant guère. Déjà que le grand chien a mis mes doigts en péril en réclamant, malgré la Sibérie au-dehors, sa promenade avec le résultat que je suis rentrée, à quelques reprises, avec cette reviviscence  d'une expérience enfantine oubliée : lorsqu'on patinait un bon moment sur la patinoire extérieure entretenue par mon père dans le jardin, il arrivait que l'on ait les pieds gelés en rentrant, sensation que l'on avait écartée pendant le jeu, pris par les buts à compter au hockey! Il fallait alors retirer patins et chaussettes et, pour diminuer l'impression d'avoir les pieds transpercés par mille et une petites aiguilles les plonger dans l'eau froide. 

La température ayant commencé à remonter lentement, j'espère pouvoir sortir un peu de ce «narcissisme domestique» dont j'ai abusé en ce début d'année 2013, mais c'est à mon corps défendant, vous le comprendrez, car, j'ai bien eu envie de vous montrer la rivière fumante au petit matin, mais, je ne savais pas qui, de mon doigt ou du déclencheur de l'appareil photo, aurait gelé en premier, et comme je suis finalement plus littéraire que scientifique, je me suis dit que je laisserais cette expérience à d'autres...