Petits essais en forme de notules

Malraux définit le lecteur par vocation comme celui qui jouit de «la faculté d'éprouver comme présents les chefs-d'oeuvre du passé»...



Je souscris à cette définition et m'attacherai à présenter ici quelques réflexions au fil de mes lectures qui suivent rarement l'actualité littéraire, pour le plaisir de partager découvertes ou, éventuellement, récriminations... . Quoique, la vie étant bien courte, il vaut mieux, dans la mesure du possible, écarter le désagréable lorsque cela, comme il arrive trop rarement, est en notre pouvoir et vouloir.






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vendredi 6 septembre 2013

Photo de la semaine (59) : Girasole gira mondo



Voici la conclusion de mon billet précédent...

L'aventure des tournesols est maintenant presque terminée, mais elle a connu un dénouement intéressant dont j'aimerais vous faire part.

Il y a bien un quart de siècle maintenant, une petite Romaine est débarquée à Montréal, car le papa venait y passer quelques années comme responsable des équipes de réparations d'Allitalia, cette compagnie atterrissant alors encore à Montréal.

Alessia avait une douzaine d'années, ne parlait que l'italien, mais devait s'intégrer dans une école française le plus rapidement possible. Les Marcellines, religieuses milanaises établies à Montréal depuis le début des années soixante, acceptèrent donc de prendre Alessia et comme j'étais tout à la fois une ancienne de leur collège et une italophone confirmée donnant de surcroît des cours privés pour payer mes études, on imagine facilement ce qui s'ensuivit.  Venant plusieurs fois par semaine pour aider Alessia et ne dédaignant pas les «due spaghetti» offerts par la mamma, l'étudiante vieillissante de même que ses parents devinrent des amis et le sont restés.

Depuis ce temps lointain, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts du Tibre et du St-Laurent. Alessia est devenue enseignante à son tour, de sciences naturelles. Face de bouc, comme dit Tilia, ayant parfois son utilité, Ale a récemment vu la photo ci-dessus que j'y avais postée. Et de me demander s'il s'agissait d'une de mes photos et d'ajouter qu'elle aurait plaisir à l'utiliser en classe, car on y voyait très bien la parfaite géométrie de la fleur du tournesol et l'ouverture de chacune des petites capuches jaunes.

Je lui ai donc envoyé une série de photos qui ont servi à instruire de petits Romains de onze ans un matin de septembre de cette année!

Les réseaux sociaux, même si j'en fais un usage plus que modéré, ont donc parfois, comme n'importe quel instrument, une certaine utilité!

Retrouvez les autres participantes à la photo de la semaine chez Amartia


P. S. Un petit ajout pour Françoise qui n'aime pas les fleurs jaunes 

Une anémone du Japon qui fleurit aussi dans le jardin d'Aloïs



vendredi 23 août 2013

Photo de la semaine (58) : tournesols (pour Josée)




La fête de Pâques, marquée, dans le monde chrétien, par la résurrection du Christ, s'est produite pour moi cette année peu après le décès de mon grand chien qui lui, n'est pas revenu, malgré mes appels pressants.

Une amie a toutefois voulu souligner la nécessité d'aller de l'avant en m'offrant, pour cette fête, une enveloppe de graines de tournesols :


Je suis sensible aux symboles et aux images, ce que cette amie sait fort bien : ses cartes «clins d’œil» m'arrivent toujours au moment opportun pour me remonter le moral ou éclairer une journée qui aurait été autrement  bien morne.

Le petit monsieur aux cheveux blancs et aux bras croisés de l'enveloppe m'a donc interpellée, et j'ai semé mes graines de tournesol à l'arrière du potager en me disant que les fleurs dépasseraient bientôt les plants de tomates.

Erreur.  J'ai dévolu au potager les nombreuses heures autrefois consacrées à Honey avec le résultat que les plants de tomates sont devenus aussi hauts que moi! Il m'a donc fallu attendre, et transporter des arrosoirs, et bichonner mes graines pour que quelques-unes survivent et que mes tournesols finissent enfin, alors que l'automne approche, par surplomberer les fameux plants de tomates!


Et, comme le montrait la toute première photo, ils sont de surcroît sur le point de fleurir!

Dans un livre pour les enfants, ce pourrait être une fable sur l'amitié qu'il faut cultiver, entretenir, parfois «désherber» pour qu'elle puisse grandir.

Pendant ces derniers mois qui ont été difficiles pour les raisons déjà évoquées ici, il est certain que les amitiés réelles ou virtuelles ont été autant de «soleils» qui ont ramené un peu de lumière sur une fin d'hiver et un printemps qui ont par ailleurs été le plus souvent très gris.

Que chacune en soit ici remerciée.


Il s'agit de ma participation à la photo de la semaine d'Amartia.




samedi 3 septembre 2011

Des nouvelles du jardin


Dans moins de trois semaines, l'automne arrivera officiellement à nos portes avec sa panoplie de couleurs incendiaires. Les bernaches, qui dorment la nuit dans une anse abritée de la rivière, survolent quotidiennement le jardin pour aller se nourrir dans les champs et se constituer ainsi des réserves pour le long voyage qu'elles entreprendront bientôt.

De nouveaux visiteurs ont parcouru le jardin, plus ou moins bien accueillis par le grand chien : le raton en a été pour ses frais et a trouvé refuge dans un arbre; la marmotte, plus tenace, a agrandi son terrier et les galeries qui y conduisent s'offrant même une sortie de secours à même la pelouse.Ni l'un, ni l'autre n'a trouvé le chemin du potager; seul Jeannot lapin s'est permis de grignoter quelques pommes tombées au sol avant que je ne puisse les récupérer pour en faire de la compote citronnée pleine de vitamine C pour lutter contre les rhumes qui ne manqueront pas d'agrémenter la saison froide.



Quant aux olives… il leur faudrait quelques mois supplémentaires pour arriver à maturité! Les raisins de la vigne vierge n'attendent, par contre, qu'une première gelée pour livrer tout leur sucre. Le cousin en fera du vin… piquette? Au moins se sera-t-il amusé quelque temps. Il me reste une bouteille de vin de cerises élaboré par ma grand-mère. Il date de 1969 et a pris la couleur ambrée du cognac. Je doute toutefois fortement qu'il en ait le goût! Je garde donc la bouteille, qui est jolie, pour le souvenir!


 
Ainsi va la vie au cœur du jardin qui s'apprête à entrer en dormance pour l'hiver.