Petits essais en forme de notules

Malraux définit le lecteur par vocation comme celui qui jouit de «la faculté d'éprouver comme présents les chefs-d'oeuvre du passé»...



Je souscris à cette définition et m'attacherai à présenter ici quelques réflexions au fil de mes lectures qui suivent rarement l'actualité littéraire, pour le plaisir de partager découvertes ou, éventuellement, récriminations... . Quoique, la vie étant bien courte, il vaut mieux, dans la mesure du possible, écarter le désagréable lorsque cela, comme il arrive trop rarement, est en notre pouvoir et vouloir.






Affichage des articles dont le libellé est Moka. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moka. Afficher tous les articles

samedi 8 février 2014

Photo de la semaine (68) : la suite des choses...


pour Nadine


Je ne suis pas grande lectrice de poésie, car, comme pour le piano, il me semble que je n'apprécie les pièces qu'au moment où je les connais par cœur, ce qui réduit considérablement le nombre d’œuvres abordées... 

Or, je me suis réveillée ce matin avec un poème d'Anne Hébert en tête.  Je vous ai souvent parlé de Gabrielle Roy, mais je ne crois pas avoir évoqué Anne Hébert que j'ai pourtant beaucoup lue il y a longtemps, mais avec laquelle j'ai toujours eu un rapport plus distant qu'avec LA grande écrivaine de mon adolescence.  Peut-être Anne Hébert est-elle plus dangereuse, somme toute, que Gabrielle Roy...

Car le poème appris il y a trente-cinq ans au moins, sans fioritures et très simplement écrit, n'en est pas moins lourd de sens :

Il y a certainement quelqu'un

Il y a certainement quelqu'un
Qui m'a tuée
Puis s'en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite.

A oublié de me coucher
M'a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffret ancien
Les prunelles pareilles
A leur plus pure image d'eau

Au réveil, il me manquait les derniers vers... J'ai cherché un bon moment, par entêtement, avant de finalement faire trois pas, car je dors au milieu de ma bibliothèque.  Voici ce dernier quatrain : 

A oublié d'effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue

En le lisant, je me suis dit : pour le temps qui reste devant qui est moindre que celui que je laisse derrière, pourquoi ne pas accorder une plus grande importance à certains des segments de phrase... la beauté du monde... les yeux avides... leur passion et oublier, cette fois, les premiers vers?

C'est la grâce que je me souhaite et que je vous souhaite...

P. S. Merci à la photographe

C'est ma participation indirecte à la photo de la semaine d'Amartia...







dimanche 2 février 2014

Rencontre de Mokettes...

 Moka : Super! Je peux jouer dans la neige sans être frigorifiée!

Moka : et en plus, tatie est venue me voir!!! Génial!!!

Tatie : dis, je me ferais bien un petit roupillon d'après dîner, non?
Moka : tu es certaine? D'accord, mais on ressort ensuite!

Moka : petit roupillon sur le sol pour moi? ben...

Moka : tu as beau être la plus vieille, je ne trouve pas ça très juste comme situation.
Tatie : il faut que je repose mes pattes comme il faut si tu veux encore faire la folle dans la neige!

Tatie : voilà... tu es satisfaite maintenant?
Moka : ben... pas tout à fait...


Moka : c'est mieux comme ça, non?
Tatie : si tu le dis...











vendredi 17 janvier 2014

Photo de la semaine (66) : Moka à la guimauve est arrivée...



Je suis certaine que vous pensiez en avoir terminé avec moi... et bien non. 

Je veille toujours sur ma maîtresse et comme elle avait parfois l'idée de venir me rejoindre de l'autre côté du pont de l'arc-en-ciel, j'ai décidé d'intervenir, car en plus d'avoir été un grand chien résilient, je suis aussi très patient.  Ou plutôt patiente devrais-je dire, mais Marie-Josée m'appelait toujours son grand chien...

J'ai donc pris les choses en pattes et, après lui avoir trouvé de la compagnie temporaire pour Noël, je l'ai subtilement incitée à chercher un autre compagnon à poil. Pas un remplaçant, bien entendu.  Ce n'est pas de la présomption, mais je sais que notre histoire d'amour sera toujours unique. Au moins, se sentira-t-elle un peu moins seule... et comme elle a bon cœur,  même si parfois elle en doute, Marie-Josée fera tout de même une jolie place à la petite Moka.

J'ai donc l'honneur de vous présenter Moka à la guimauve... Marie-Josée avait déjà choisi ce nom avant de rencontrer Mokette première, et les deux maîtresses ont convenu que ce serait pratique de n'avoir qu'un seul nom à mentionner lorsque les deux chiennes seraient ensemble. Guimauve était le nom donné par l'éleveur à cause de la blancheur du collier de la petite chose...



Les ancêtres de ce petit berger des Shetland viennent du même pays que les miens; nous sommes donc un peu parentes, et cela me plaît bien.  Moka ne deviendra jamais aussi grosse que moi, et je crois que c'est mieux pour le dos de ma maîtresse qui est tout de même un peu fatiguée.



Je cède donc bien volontiers mes coussins à cette petite Moka dont je surveillerai les progrès du coin de l’œil tout de même... mais je crois que j'ai pris la bonne décision, car Marie-Josée semble déjà aller mieux grâce à cette petite boule de poil qui aura la chance que je n'ai pas eue petite : être accueillie par une personne qui lui veut du bien et s'occupera de son éducation.

Je lui souhaite donc une aussi longue vie que la mienne!

Coup de langue, Moka à la guimauve!