Petits essais en forme de notules

Malraux définit le lecteur par vocation comme celui qui jouit de «la faculté d'éprouver comme présents les chefs-d'oeuvre du passé»...



Je souscris à cette définition et m'attacherai à présenter ici quelques réflexions au fil de mes lectures qui suivent rarement l'actualité littéraire, pour le plaisir de partager découvertes ou, éventuellement, récriminations... . Quoique, la vie étant bien courte, il vaut mieux, dans la mesure du possible, écarter le désagréable lorsque cela, comme il arrive trop rarement, est en notre pouvoir et vouloir.






dimanche 25 août 2013

J'ai parfois l'esprit un peu pervers (b) : réponses

Voici donc la conclusion du diptyque que certaines ont prolongé en donnant leurs propres réponses aux questions posées dans leur commentaire.

Comme d'habitude, Nathanaëlle a brillé! Par contre, il faudra qu'elle m'explique comment elle a fait pour L'Ultime Alliance, car je n'ai pas souvenir d'en avoir parlé...

Le livre que je recommande le plus souvent à mes amis

Car, oui, Françoise, ce n'est pas Proust que je recommande, craignant de me faire lyncher ou traiter de cinglée. Il faut dire que je ne compte guère de littéraires parmi mes amis leur trouvant l'esprit trop tarabiscoté pour les fréquenter au quotidien; je les préfère dans les livres.




Proust, je me contente de l'imposer, à travers Combray, à une centaine d'étudiants par année, espérant ainsi que trois ou même quatre d'entre eux, les années les plus fastes, entreront à jamais dans ce monde qui les accompagnera tout au long de leur existence. Je me fais alors conspuer, autant par les étudiants que par les collègues, mais peu me chaut : élitiste je suis et n'ayant pas souvent l'occasion de l'être, j'entends faire lire Proust jusqu'à la fin de ma carrière. Ayant alors enseigné plus de trente ans, j'aurai formé environ cent lecteurs de Proust, ce qui est déjà bien.

Non, comme Nathanaëlle l'a deviné, l'ouvrage avec lequel je suis certaine d'avoir un succès absolu et incontesté, plutôt que de récolter jérémiades et anathèmes, c'est plutôt le livre de Billon, L'Ultime Alliance.  J'ai dû lire ce roman pour la première fois il y a une vingtaine d'années et je le relis périodiquement. C'est peut-être le chef-d'oeuvre de l'auteur qui a aussi publié L'enfant du cinquième nord et Le bâillement du diable. 

L'Ultime Alliance  a comme sous-texte La Montagne magique de Thomas Mann puisque l'action se déroule dans le même sanatorium et que le personnage principal, un jeune canadien du nom de Daniel, lit ce roman au moment où il séjourne en Suisse. J'en suis tout à fait
capable, mais je n'aime pas résumer les livres; je préfère vous dire : si votre curiosité est suffisamment piquée, lisez-le. Vous ferez alors la rencontre de la plus belle galerie de personnages qu'il m'ait été donné de fréquenter. Le tout sur fond d'expériences prenant en compte la réalité du monde cérébral. Fascinant je vous dis. Car Billon se tient toujours sur un fil très mince entre la réalité scientifique que, de toute évidence, il connaît, et la science-fiction qu'il produit par une simple extrapolation à partir de données qui ne sont pas encore vérifiées. Magistral quoique difficile à trouver en librairie.

La raison de mon dernier fou rire

Nathanaëlle a effectivement retrouvé la séquence. J'avais oublié toute la partie explicative qui précède pour isoler uniquement le moment de la lutte entre Doris Day et le robot-aspirateur.  Je ne me suis pas roulée par terre cette fois-ci, la souplesse, pour ce faire, manquant un peu, mais j'ai tout de même bien ri... Merci beaucoup! Peut-être faudrait-il entreprendre dès aujourd'hui une liste de nos fous rires, histoire de la regarder lorsque les jours se font gris...

Plaisirs d'hiver ou d'été

Apparemment, je me plains beaucoup sur ce blog, car mes tirades contre le pelletage ont marqué les esprits. Pourtant, je n'aime guère l'été non plus... La tonte de la pelouse prenant la place du pelletage. Je sais, Françoise : j'aurai de petits moutons lorsque je me déciderai à adopter un autre chien de Berger.

À vrai dire, j'aurais élargi cette question pour y adjoindre les autres saisons. Au Québec, seule la région de la péninsule gaspésienne qui 
s'avance assez loin dans le Saint-Laurent peut voir son climat tempérer par la présence de l'océan et encore. Les hivers y sont tout de même rigoureux tout comme dans les îles de la Madeleine, tout près de ce petit bout de France en terre d'Amérique : les îles de Saint-Pierre et Miquelon.



La péninsule gaspésienne qui se situe bien au nord de Montréal


La ville de Laval, où j'habite, est bien davantage à l'intérieur des terres. Le climat continental engendre donc des hivers rigoureux et des étés devenant caniculaires au moins pendant quelques semaines.

L'île de Laval par rapport à l'île de Montréal



C'est donc dire que ma saison préférée... c'est plutôt l'automne alors que les jardins, autant potagers que floraux, sont à leur apogée sans que les maringouins ne viennent en gâter la jouissance. Je vous épargne, pour le moment, une photo somptueuse de l'automne québécois, mais je ne dis pas que je vais me retenir jusqu'en octobre!

L'odeur qui me ramène en enfance

Ma madeleine à moi, c'est l'odeur de la dinde : ma mère, recevant à Noël, enfournait l'oiseau le soir du 24, car il était énorme!!! La maison était donc embaumée dès le réveillon, et cette odeur est peut-être ce qui me ramène le plus à cette époque que j'aimerais bien revivre, ne serait-ce que l'espace d'un rêve, autant pour la gourmandise que pour revoir ceux qui participaient au festin et qui s'en sont allés depuis bien des années déjà.

Voilà! Qui prendra le relais? Une ancienne ou une nouvelle retraitée?









vendredi 23 août 2013

Photo de la semaine (58) : tournesols (pour Josée)




La fête de Pâques, marquée, dans le monde chrétien, par la résurrection du Christ, s'est produite pour moi cette année peu après le décès de mon grand chien qui lui, n'est pas revenu, malgré mes appels pressants.

Une amie a toutefois voulu souligner la nécessité d'aller de l'avant en m'offrant, pour cette fête, une enveloppe de graines de tournesols :


Je suis sensible aux symboles et aux images, ce que cette amie sait fort bien : ses cartes «clins d’œil» m'arrivent toujours au moment opportun pour me remonter le moral ou éclairer une journée qui aurait été autrement  bien morne.

Le petit monsieur aux cheveux blancs et aux bras croisés de l'enveloppe m'a donc interpellée, et j'ai semé mes graines de tournesol à l'arrière du potager en me disant que les fleurs dépasseraient bientôt les plants de tomates.

Erreur.  J'ai dévolu au potager les nombreuses heures autrefois consacrées à Honey avec le résultat que les plants de tomates sont devenus aussi hauts que moi! Il m'a donc fallu attendre, et transporter des arrosoirs, et bichonner mes graines pour que quelques-unes survivent et que mes tournesols finissent enfin, alors que l'automne approche, par surplomberer les fameux plants de tomates!


Et, comme le montrait la toute première photo, ils sont de surcroît sur le point de fleurir!

Dans un livre pour les enfants, ce pourrait être une fable sur l'amitié qu'il faut cultiver, entretenir, parfois «désherber» pour qu'elle puisse grandir.

Pendant ces derniers mois qui ont été difficiles pour les raisons déjà évoquées ici, il est certain que les amitiés réelles ou virtuelles ont été autant de «soleils» qui ont ramené un peu de lumière sur une fin d'hiver et un printemps qui ont par ailleurs été le plus souvent très gris.

Que chacune en soit ici remerciée.


Il s'agit de ma participation à la photo de la semaine d'Amartia.




mardi 20 août 2013

J'ai parfois l'esprit un peu pervers (b) : questions

Voici donc la suite et la fin de mon «remodelage» du questionnaire de Marie-Paule, transmis par Nathanaëlle... Encore quatre questions auxquelles vous aurez, du moins je l'espère, plaisir à répondre...

Le livre que je recommande à mes amis :


Ce sera peut-être un peu trop simple si vous fréquentez mon blog depuis un moment aussi vais-je  exclure Gabrielle Roy, Jacques Poulin et Hergé.

a.  Colette, La maison de Claudine;
b.  Pierre Billon, L'Ultime Alliance;
c.  Jean-Jacques Pelletier, Les Gestionnaires de l'apocalypse;
d. Marcel Proust, Du côté de chez Swann.





La raison de mon dernier fou rire :


Ici, pas de choix multiples, mais plutôt un appel à vos propres souvenirs.  

Je ne suis guère sujette aux fous rires aussi me suis-je automatiquement rappelé une des rares fois où il m'est arrivé de me rouler par terre, dans ce cas-ci, au sens littéral du terme. 

Il faut dire que j'étais enfant et, dans les années soixante, la production télévisuelle québécoise étant davantage concentrée en fin d'après-midi ou en soirée, il y avait souvent des films américains l'après-midi avant les émissions de 16 heures pour les enfants.

 
J'ai donc conservé une vague image d'un couple mal assorti, Doris Day pour le personnage féminin, de cela je suis certaine, et peut-être Cary Grant pour le personnage masculin.  Installée dans une maison présentant déjà des prototypes futuristes associés à la domotique, Doris Day se fait poursuivre par un aspirateur autonome, genre robot. Ou j'étais très fatiguée, ou la scène est vraiment d'un cocasse insoutenable, car je n'ai jamais eu un pareil fou rire.

Avez-vous une idée du titre de ce film et, le cas échéant, était-ce l'âge qui a provoqué ce fou rire, la fatigue ou y avait-il vraiment matière à se «bidonner» de belle façon?



Plaisirs d'hiver ou d'été?



a. Hiver;
b. été.


L'odeur associée à l'enfance



a.  le feu de bois;
b.  la dinde;
c.  le feuillage des tomates;
d. la pâte à pizza maison.

P. S. Je ne veux «taguer» personne, comme on dit sur les blogs, mais j'ajouterai qu'étant curieuse, de cette curiosité qui naît de l'intérêt porté aux êtres, si quelqu'un veut prendre le relais, je lirai avec plaisir ses billets.

Car il existe, me semble-t-il, un moyen terme entre «le moi [...]haïssable»  de Pascal et l'hypertrophie du moi contemporain : ce moi témoigne d'une présence devenue tranquille au monde et porte sur ce dernier un regard par essence unique, mais éphémère.  




Les réponses seront publiées dimanche!



samedi 17 août 2013

J'ai l'esprit un peu pervers (a) : réponses...

Vous excuserez, je l'espère, le délai.  L'idée n'était pas de vous faire languir, mais le Cégep, même si je n'y suis pas encore retournée, se manifeste déjà, et pas nécessairement par ses meilleurs côtés. Laissons cela... 

Voici donc les réponses aux questions auxquelles j'ai ajouté quelques commentaires individuels dans le billet précédent. Vous verrez, par ailleurs, que n'étant pas une littéraire pour rien, je donne plutôt dans la nuance que dans l'affirmation péremptoire...

Ma couleur préférée...

Certes, Nathanaëlle avait bien raison de remarquer que je me vêts souvent de bleu, comme les enfants de Marie, et c'est probablement ma couleur préférée lorsque je recherche le calme, ce en quoi je ne suis guère originale; le bleu est, en effet, la couleur la plus prisée à travers la planète d'où son choix pour les organismes internationaux comme les casques bleus ou pour les symboles comme celui qui représente l'Europe.  

J'avoue toutefois que le bleu intégral, si l'on exclut les vêtements pour lesquels j'aimerais bien, comme Gaston Gallimard, adopter une fois pour toutes le costume marine qu'il agrémentait, pour le soir, d'un nœud papillon, le bleu intégral, donc, ne convient pas à mon environnement, car, dans un pays de grand froid où la lumière est bleutée par la neige une bonne partie de l'année, cela aurait tendance à provoquer une sensation de trop grande fraîcheur pour être agréable.

Pour mon lieu de travail, j'ai donc opté pour la «terra cotta», la couleur terre de Sienne que j'affectionne et qui s'allume de belle façon lorsqu'entre la lumière de cinq heures :






Quant au rouge, c'est le complément parfait du bleu, mais en plus petite quantité d'où la prépondérance du rouge de la chaussette...

Mais réunir le bleu et le joli roux de mon grand chien, c'était vraiment le pactole !

Cette photo est tout particulièrement dédiée à Françoise...


L'objet dont je ne me sépare jamais


Soyons franche, là aussi, j'ai un peu triché... Montre, canif et plume m'accompagnent tout le temps.  

Pourquoi plusieurs canifs? Je les oublie dans une poche, pense les avoir perdus, en rachète un, puis retrouve le précédent. Le Laguiole est trop gros pour une poche normale, mais il est dans le sac pour les voyages plus ou moins longs.  

La montre est l'objet le plus ancien : cela fera trente-trois ans en septembre que ma mère me l'a offerte pour mon départ à Lyon. Comme on dit ici, je ne suis pas très brise-fer et à cela s'ajoute le fait qu'à l'époque de l'achat, l'obsolescence programmée des objets n'était même pas en gestation...

Montre et Waterman connaissent toutefois une concurrence déloyale en la personne de cet objet machiavélique entré dans ma vie pour me consoler d'une bronchite qui n'en finissait pas de finir l'été dernier : le iPod. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un appendice qui m'est poussé dans la main comme c'est le cas pour mes étudiants, mais Dieu que cet objet est utile : chronomètre pour les exercices à l'elliptique, carnet de notes avec l'application Evernote, mini-récepteur pour l'écoute de mes podcasts, appareil photo de secours lorsque l'autre est vraiment trop lourd pour mes cervicales usées... Vous connaissez tout cela aussi bien que moi. J'avoue donc qu'à la maison à tout le moins, c'est certainement l'objet qui est toujours le plus proche de moi...

Mon actrice préférée

Quoique j'aie présenté une brochette de comédiens que j'apprécie vraiment, tout particulièrement le couple formé par Vittorio Gassman et Fanny Ardant dans le film La Familglia d'Ettore Scola ou, mieux encore, dans Benvenuta d'André Delvaux, Vanessa Redgrave demeure la comédienne que j'aime le plus pour au moins deux raisons : c'est tout d'abord la première actrice que j'ai vue sur grand écran, car mon père avait un handicap à la jambe droite et, ma mère ne conduisant pas la voiture, j'ai mis beaucoup de temps avant de voir un film sur grand écran si j'excepte les deux ou trois sorties familiales pour voir des films de Walt Disney comme l'Apprentie-sorcière dans un ciné-parc. Je ne sais pas si cette formule existe en Europe. Elle est en train de disparaître même ici : il s'agissait de cinémas en plein air sur très grand écran, que l'on pouvait visionner en restant dans sa voiture. On mettait une sorte de haut-parleur à l'intérieur du véhicule et l'on regardait l'écran. Pour les enfants, c'était magistral, car on pouvait adopter la position que l'on voulait, parler, avoir une couverture, et son toutou préféré...

Toujours est-il qu'il a fallu que j'attende de pouvoir me déplacer facilement par mes propres moyens pour avoir accès aux salles de cinéma et la première expérience, à la fin de mon secondaire en 1977, fut le visionnement du film de Fred Zinnemann : Julia. J'ai longtemps attendu la version en DVD, mais elle est disponible depuis quelques années si vous voulez vous rafraîchir la mémoire.

Il s'agit de l'adaptation d'un des chapitres de Pentimento, livre de souvenirs de l'écrivain américain, Lilliann Hellman surtout connue pour ses œuvres théâtrales.  Elle fut aussi la compagne de Dashiell Hammett, maître du roman noir américain qui écrivit entre autres The maltese Falcon. Vanessa Redgrave y donne la réplique à Jane Fonda qui tient le rôle principal, mais, malgré le nombre restreint de scènes où elle apparaît, Vanessa Redgrave vole un peu la vedette. Elle a d'ailleurs obtenu, pour cette prestation, l'Oscar du meilleur second rôle féminin.  Par contre, sa prise de position contre le sionisme au moment de la réception de son prix lui a fermé pour longtemps les portes d'Hollywood où les réalisateurs et les producteurs juifs sont en grand nombre. Cet engagement politique est la seconde raison pour laquelle j'admire cette actrice, car c'est un engagement qui ne s'est jamais démenti, contrairement à ce qui s'est produit pour Jane Fonda.


L'ayant raté à Broadway lors d'un voyage à New York, je me suis reprise à Londres quelques années plus tard dans une pièce où elle jouait aux côtés de son frère, car toute la famille Redgrave est associée au monde du théâtre et du cinéma en Grande-Bretagne. 

Cigale ou fourmi?



Il y a quelques années, alors que ce sujet commençait à devenir à la mode, un documentaire avait été consacré à la simplicité volontaire.  Je n'avais pas beaucoup prisé la position de certains des participants qui, pour pratiquer cette forme de restriction volontaire des dépenses, vivaient un peu en parasites aux dépens de leurs voisins leur empruntant ou récupérant tout ce que ceux-ci avaient acheté et dont ils n'avaient plus usage.

Par contre, l'attitude d'un médecin, père d'une famille de plusieurs enfants, me convenait davantage : restrictions concernant ce qui est utile, mais sans grand intérêt intellectuel. Il conservait ainsi la même voiture pendant des années, l'usant jusqu'à la corde, si je puis dire. Par contre, pour tout ce qui relevait de l'accès à la culture, qu'il s'agisse de cours ou de l'achat d'un écran de télé ou d'un ordinateur pour la maison, les cordons de la bourse étaient facilement déliés. 

Pour résumer, disons que je suis fourmi pour me permettre d'être cigale pour les choses qui me tiennent vraiment à corps : l'art, la culture... et les grands chiens!

J'espère que ce billet vous aura, au détour, appris quelques petites choses dans l'absolu et non seulement sur ma propre personne.

La deuxième portion du questionnaire sera en ligne mercredi.

Merci à toutes les participantes à la première partie.


Petit ajout pour répondre au deuxième commentaire de Nathanaëlle.  J'ai donné des précisions sur le lieu de la photo dans mes réponses aux participantes dans le billet précédent. Ce n'est pas le Louvre, mais c'est à proximité puisqu'il s'agit d'une photo prise dans le jardin du Palais-Royal, près de l'entrée qui se trouve à proximité de la rue de Rivoli qui longe l'extérieur du Louvre si je me souviens bien...










dimanche 11 août 2013

J'ai parfois l'esprit un peu pervers... (a)

Autoportrait aux lunettes dans quelques décennies



Il est des blogs que je fréquente pour «me rincer l’œil», comme celui de Fifi ou de Christine, photographes émérites ayant chacune son style; d'autres que je pille sans vergogne, mais en prévenant tout de même, pour la préparation de certains cours, comme celui de Michelaise ou de Tilia. Je place aussi le blog de Nathanaëlle dans cette dernière catégorie.

Les étoiles d'ArtLubie soufflant récemment quatre bougies, Nathanaëlle, avec la générosité qui la caractérise, en a profité pour distribuer des récompenses à quelques-uns des blogs qu'elle affectionne et dont je fais partie. Grand merci!


Elle m'a également invitée à réfléchir à un questionnaire que lui avait transmis Marie-Paule.  Mon classicisme ayant fréquenté l'affirmation pascalienne qui veut que le «moi [soit] haïssable», j'ai tout d'abord un peu hésité, mais voici le subterfuge que j'ai trouvé : je me propose donc de répondre de façon  détournée à ces demandes, dont j'ai modifié certaines entrées, en vous invitant à sélectionner vous-même ce qui, selon vous, me caractérise. Peut-être ai-je d'ailleurs fourni quelques réponses dans mes billets précédents, auquel cas, cette petite expérience permettra de rendre compte de notre degré de rétention des informations colligées lors de la lecture des blogs que vous et moi fréquentons depuis un petit moment.

Voici donc quatre questions -le questionnaire originel en comportait onze, mais je me permets aussi ce petit aménagement- et, si le jeu vous amuse, quatre autres suivront : 

I.  Christine saura répondre à cette première question, car elle attend toujours l'article que je dois lui consacrer : quelle est ma couleur préférée?
  1. le vert avec ses multiples nuances?
  2. le rouge que l'on porte volontiers lorsque les cheveux blanchissent?
  3. le bleu, celui du ciel et de la mer?
  4. le roux, genre terre de Sienne?
II.  L'objet dont je ne me sépare jamais?
  1. ma montre;
  2. ma plume Waterman;
  3. mon iPod;
  4. mon petit canif suisse.
III.  L'acteur ou l'actrice que je préfère... Ici, je tricherai un peu, car j'évoquerai seulement des acteurs de réputation internationale puisque la plupart des acteurs québécois ne vous seraient pas connus malgré leur talent certain.
  1. la britannique Vanessa Redgrave?
  2. l'italienne Anna Magnani?
  3. l'italien Vittorio Gassman?
  4. la française Fanny Ardant?
  5. le britannique Jeremy Irons?
IV. Enfin, dernière question qui ne comporte que deux choix, mais qui demandera réflexion, car je suis curieuse de voir les arguments que vous évoquerez pour justifier l'une ou l'autre position... vraiment curieuse, oui : suis-je cigale ou fourmi?

Portrait en jeune ébouriffée dans mon lieu parisien préféré qui est...?



vendredi 9 août 2013

Photo de la semaine (57) : Cyanocitta cristata

On pourra dire qu'il m'a bien fait marcher!!!




Évidemment, j'aurais pu me contenter du charmant moineau domestique qui prit gentiment la pose et la tint, ce qui me permit de le capturer dès le premier cliché : 




Je concéderai tout de même à l'autre qu'il m'a fait découvrir de bien jolis chemins pour user mes souliers :







Môssieur avait décidé de me faire tourner en bourrique.  Je l'ai donc suivi et poursuivi et, après de nombreuses tentatives pour lui «tirer le portrait», j'ai enfin réussi à immobiliser le délinquant qui déniche les oisillons des autres espèces et ameute le voisinage avec son cri ressemblant au bruit d'une poulie rouillée de corde à linge; ce sera donc ma photo de la semaine :


J'ajouterai toutefois que les objectifs dont je dispose ne me permettant pas de vous proposer une photo plus précise du Cyanocitta cristata, communément appelé «geai bleu», je me rabats sur le copain Wiki, en attendant l'autorisation d'Yves Toupin pour publier une très jolie photo hivernale montrant cet oiseau de dos, ce qui, à l'encontre des humains ainsi représentés, la plupart en tout cas, l'avantage beaucoup.



Cet oiseau ne se retrouve qu'en Amérique du nord. J'ai pu observer son côté grégaire, car il y avait tous les jours cinq geais bleus qui batifolaient dans le jardin de la maison des Laurentides.  Comme le précise toutefois madame Brûlotte, cet oiseau est plutôt méfiant, et il est donc difficile de l'approcher...

Je n'avais pas besoin de lire ces informations, mes observations sur le terrain m'ayant permis de les induire assez aisément!


Il s'agit de ma participation qui se fera plutôt bi-mensuelle qu'hebdomadaire en attendant ma lointaine retraite à moins qu'Amartia et les participants à sa photo de la semaine aient quelque objection...

P. S. J'aurais aussi pu me contenter de vous présenter le volatile à partir de la gravure  qui tient compagnie à Honey Comb sur le piano : 



Cette gravure est l'oeuvre de Richard Metzger. J'apprécie beaucoup le travail de ce graveur et ne lui reproche qu'une chose que je suis pourtant bien à même de comprendre : nous avons en commun le même amour des chiens. Ayant perdu le sien et ne voulant le remplacer, il refuse de représenter cette bête dans ses gravures... Je me rabats donc sur les oiseaux, possédant déjà quelques jolies mésanges et ce courroux de geais et lorgnant vers les cardinaux pour une autre occasion spéciale...










samedi 27 juillet 2013

Photo de la semaine (56) : petits bleuets au rendez-vous!




Pour me remettre de mes émotions, une petite virée dans les Laurentides s'imposait...
Pour celles qui ne connaissent pas, cette région est située au nord de Montréal.  Les premières manifestations de quelque élévation de terrain commence à une heure de la ville, et l'on atteint le plus haut sommet des Laurentides au Mont Tremblant, à deux heures de chez moi. 


Terre de colonisation peinte dans le célèbre roman de Claude-Henri Grignon, Un homme et son péché, cette région est aujourd'hui plutôt un lieu de villégiature pour les skieurs l'hiver et pour les amateurs de sports aquatiques, l'été, en raison de la présence de nombreux lacs.

Chasse et pêche y ont aussi droit de cité, surtout dans les Hautes-Laurentides, accessibles par hydravion. Mes seules chasses se résumant à celles que je pratique avec mon appareil-photo, je vous présenterai cette semaine quelques images de bleuets sauvages dont la récolte fut tout à fait satisfaisante...

Après la prospection -ci-haut-, la découverte : 


Juste à point, les petites billes bleues!


Pour certaines, on retournera la semaine prochaine...

Mais d'autres étaient déjà prêtes pour la cueillette!


Ma gourmandise ne leur permettra pas de se transformer en confiture, et un filet de crème sera donc leur seul ornement... Quand le produit est bon, pourquoi le transformer?

P. S. Participation un peu décalée à la photo de la semaine d'Amartia... J'espère que je serai excusée, car il n'y avait pas de branchement Internet à Brébeuf...