Petits essais en forme de notules

Malraux définit le lecteur par vocation comme celui qui jouit de «la faculté d'éprouver comme présents les chefs-d'oeuvre du passé»...



Je souscris à cette définition et m'attacherai à présenter ici quelques réflexions au fil de mes lectures qui suivent rarement l'actualité littéraire, pour le plaisir de partager découvertes ou, éventuellement, récriminations... . Quoique, la vie étant bien courte, il vaut mieux, dans la mesure du possible, écarter le désagréable lorsque cela, comme il arrive trop rarement, est en notre pouvoir et vouloir.






samedi 31 décembre 2011

Pour une nouvelle année...




Au seuil de cette nouvelle année qui arrivera quelques heures plus tôt chez vous, il est de mise de vous offrir les voeux traditionnels de paix, de santé et de prospérité.  Nous pourrions, chacune d'entre nous, épiloguer longuement sur chacun de ces voeux : l'une vit dans le pays qui a vu naître le mouvement des indignés et doit donc souhaiter un peu plus de calme, de sérénité au quotidien; l'autre se débat toujours avec la maladie et a la grâce de ne nous faire partager ces problèmes de santé que par toutes petites touches et simples allusions... Il est donc vrai que les voeux, quoique traditionnels, prennent tout leur sens lorsqu'ils sont offerts «du fond du coeur», autre formule consacrée, mais qui dit bien ce qu'elle veut dire.

J'aimerais toutefois ajouter un souhait particulier que je m'adresse tout autant que je vous le destine : j'ai placé en exergue de ce billet la photographie d'une gravure d'Érik Desmazières dont j'ai eu le plaisir de voir une exposition il y a deux ans.  Ce graveur contemporain est probablement mieux connu pour ses villes imaginaires, mais, pour ma part, je suis restée en pâmoison devant ses librairies anciennes et ses représentations de la salle de lecture de la bibliothèque nationale de Paris.



J'ai choisi ces illustrations pour les associer à mes voeux du Nouvel an, car j'aimerais placer 2012 sous le signe de l'attention, du recueillement et de la réflexion que symbolisent, pour moi, les temps trop rares que je peux accorder à la lecture.  Or, ces temps d'attention sont presque devenus des moments de résistance à la lutte rangée que mènent contre eux la dispersion et la fragmentation de nos vies en de multiples activités.


Vous me trouverez peut-être trop sérieuse alors qu'il faudrait déboucher quelques bulles et s'étourdir un petit moment devant cette année pleine de promesses et de réalisations à venir.  Vous aurez, je l'espère, quelque indulgence pour mes souhaits inhabituels qui ont, à tout le moins, le mérite d'être parfaitement sincères puisque je ne sais pas vraiment faire autrement.


Une très belle année 2012
et
un grand merci pour l'accompagnement
qui change parfois la couleur des jours...

jeudi 29 décembre 2011

dimanche 25 décembre 2011

Noël blanc

Nous avons finalement un Noël blanc!!!


Un très bon Noël des deux côtés de la grande mare...

jeudi 22 décembre 2011

Noël à la chandelle!


Noël verdâtre, voire même grisâtre plutôt que le célèbre White Christmas de Bing Crosby, passe encore. Sul lago di Garda ou à New York, cela peut même avoir son charme avec les décorations sur la Fifth Avenue ou les déambulations sur la place du village le 24 décembre. Mais Noël sous le verglas? Je dis : «Halte-là!» Risquer de se rompre les os dès que l'on pose le début du commencement du gros orteil hors de chez soi, c'est pratique pour les emplettes ou les visites à la parentèle!

Évidemment, nous avons déjà connu pire : ce n'est certes pas le grand verglas de 1998, celui qui avait tellement surchargé de glace les fils électriques que leur poids avait entraîné l'affaissement des pylônes qu'ils reliaient provoquant, à la grandeur de la province, des pannes qui durèrent des jours et parfois même des semaines.

Mais il y a, dans mes souvenirs, un autre Noël verglacé. Remontons un instant le cours du temps, comme souvent nous aimerions pouvoir le faire en cette période de l'année…





Reliquats du verglas du 21 décembre 2011


C'est le soir du réveillon! Comment décrire la riche odeur qui embaume la maison? C'est le parfum de la dinde dont la cuisson s'étalera sur plusieurs heures qui domine tout le reste. Comme nous serons une vingtaine autour de la table à laquelle on a ajouté sa rallonge, il faut un volatile de belle envergure qui sera même un peu à l'étroit dans la grande lèchefrite que l'on ne sort que pour cette occasion. Pas de farce. C'est chez ma grand-mère que l'on déguste la farce de pommes de terre à laquelle on ajoute de petits morceaux d'abats. À la maison c'est la dinde majestueuse et dorée, arrosée à de multiples reprises pendant la cuisson pour qu'elle prenne cette belle couleur qui fera saliver.

Évidemment, il y aura aussi le ragoût de boulettes, veau et porc ici, et pas de pattes de cochon, car ma mère aime la bonne chère, mais pas trop le gras. Et puis la tourtière, servie en entrée. Ma mère oubliera, toutefois la tentative de l'an dernier : mettre une petite bougie rouge au milieu de chaque  tourtière individuelle; au premier coup d'œil, la présentation était jolie, mais en fondant, la cire se mêla à la viande. Plutôt indigeste! C'est ailleurs qu'il faudra mettre les chandelles… Pour cette année, on est revenu à la grande tourtière que l'on servira en pointes, accompagnée des marinades, cornichons et betteraves, et du ketchup aux fruits –la recette de l'émérite cuisinière, ma tante Clarisse!- préparés à l'automne au moment des  récoltes abondantes.

Puis ce sera la parade des desserts : le gâteau aux fruits dont mon père est friand; personnellement, je préfère le gâteau au lard et aux noix longues, mais c'est la chasse gardée de ma grand-mère; les tartes aux pommes et les tartelettes au sucre, les sablés au beurre et la célèbre salade de fruits. «On sera pas à pied!» Manière de dire qu'on ne ressortira jamais autrement que la panse bien pleine de chez Louisette!

Le matin du 25 arrive. Pas question de faire la grasse matinée. Il faut dresser la table et préparer les choses de dernière minute. C'est fou ce que les journées rapetissent quand on attend des invités! Mon statut d'enfant me dispense encore de mettre la main à la pâte et, comme mon père n'a pas pelleté la patinoire dont la glace est un peu ramollie à cause d'un soudain redoux, je regarde à la télé mon film préféré du 25 décembre : celui où le père Noël rencontre toutes sortes d'obstacles au cours de sa distribution de cadeaux, car le diable à la queue fourchue le poursuit et l'embête, susurrant de mauvais plans à l'oreille des enfants. Mais le bonhomme en rouge se venge et, découvrant un petit char d'assaut parmi les cadeaux, il décoche une flèche, vlan! en plein dans les fesses du diable qui se lamente un bon moment!




La noirceur prenant, il est temps de partir le feu sous les patates : la dinde est dépecée, les tourtières n'auront qu'à être réchauffées. Mais la température qui tourne autour du zéro n'a pas l'humeur à la fête, et il se met tout à coup à pleuvoir, mais de cette pluie que l'on nomme chez nous pluie verglaçante. Ce sont de fins cristaux de glace qui tombent et qui ont vite fait de transformer tous les chemins en patinoire, le moindre parcours devenant alors des plus périlleux.




Ma tante Thérèse nous en fait d'ailleurs la démonstration, car, venant en éclaireur, elle tente de franchir la petite distance qui sépare ma maison de celle de mes tantes et de mes grands-parents. Nous la regardons venir et cela ne manque pas : patatras! Les quatre fers en l'air! Heureusement, comme elle ne mesure que cinq pieds, elle ne tombe pas de très haut, mais tout de même! Mon grand-père sortira donc la voiture pour amener le reste de la famille sans encombre jusqu'à l'entrée où mon père a répandu du sel.

Le petit chemin patinoire entre les deux maisons

Mais, qui dit pluie verglaçante, dit aussi panne d'électricité assurée. Et cela ne manque pas : à dix-sept heures pile, plus de courant! Vous imaginez ce que cela veut dire pour une maîtresse de maison qui se trouve privée de four alors qu'elle aura vingt convives à servir?


Nous allumons donc des chandelles un peu partout dans la grande maison, et ce serait assez féérique s'il n'y avait pas la question du repas… Élevé à la campagne pendant la grande dépression et second d'une famille de neuf enfants, mon père n'est jamais vraiment à court de ressources. Il allume donc le petit poêle à bois qui se trouve dans le sous-sol et, en l'approvisionnant régulièrement, le four de secours devient assez chaud pour qu'on puisse terminer, sur ses ronds, la cuisson des pommes de terre et réchauffer ce qui a besoin de l'être dans la grande lèchefrite qui fait un peu office, avec son couvercle, de Bar-B-Q!


 Il fallut évidemment de nombreuses montées et descentes du sous-sol à la cuisine, mais l'aventure se termina assez bien avec un peu plus de fatigue dans les jambes de ma mère tout de même fière de son Noël éclairé à la chandelle!


Noël 1963
Un très beau Noël 2011
aux nostalgiques et aux autres!

mardi 13 décembre 2011

Suis-je encore canadienne?


Dans notre communauté de blogueurs, je suis spontanément identifiée comme « la Québécoise » et j'accepte implicitement ce rôle en donnant des détails sur le mode de vie dans mon coin de planète. Mais je voyage toujours avec un passeport canadien… Mon tout premier passeport, en 1976, ajoutait d'ailleurs que j'étais citoyenne britannique. C'était avant le rapatriement de la constitution canadienne en 1982.

J'ajouterai que je connais peu ce pays qui est le mien, ayant choisi d'explorer les autres continents, plus particulièrement l'Europe, avant de me concentrer, dans mon grand âge, sur le mien que j'explorerai, comme les personnages de Jacques Poulin, en Westphalia avec mes chiens entre deux sessions de zoothérapie dans les hôpitaux ou les écoles!

J'ai bien fait une petite virée du côté des provinces de l'Atlantique pour admirer la terre rouge de l'île du Prince-Édouard, patrie de Lucy Maud Montgomery, en passant par le Nouveau-Brunswick et je vais régulièrement en Ontario voir les expositions qui se tiennent au Musée des Beaux-Arts de la capitale nationale, Ottawa, mais mes pérégrinations canadiennes s'arrêtent là.


J'ai certes le projet de traverser un jour ce pays en empruntant le moyen de transport qui l'a constitué au début du vingtième siècle, le train, mais c'est moins pour m'approprier de visu les paysages que les agences de voyage vantent auprès des étrangers que pour mettre mes pas dans ceux de Gabrielle Roy, la franco-manitobaine que la littérature québécoise s'est annexé, et qui a débuté sa carrière d'écrivain en arpentant le Canada pour les reportages qu'elle publiait dans Le Bulletin des agriculteurs, les meilleurs ayant été rassemblés dans un recueil qui s'intitule : Fragiles lumières de la terre ou dans cet autre, plus récent que l'on voit sur l'image de gauche.

Mais depuis une dizaine d'années, même si je sens toujours une certaine appartenance aux vastes paysages que j'ai appris à connaître à travers la littérature, je me définis de moins en moins comme Canadian, les valeurs de la société québécoise s'éloignant de plus en plus de celles du reste du pays qui a porté au pouvoir le gouvernement de droite de Stephen Harper. Et, en ce matin qui voit le retrait officiel du Canada du protocole de Kyoto, j'avoue que, si j'avais encore quelques doutes, cette dernière initiative du gouvernement fédéral vient de marquer un point de rupture définitif.

« Cela nuirait trop à l'économie canadienne » a dit le ministre Kent qui, deux heures après son retour de Durban, était déjà derrière les micros pour annoncer la nouvelle. Le Canada fait la une des journaux ce matin, mais il n'y a vraiment pas de quoi se vanter. Comment peut-on concevoir que cette année qui a vu la catastrophe nucléaire engendrée par le tsunami au Japon, les pires sécheresses que le sud des États-Unis ait connu depuis des décennies et un réchauffement global du climat de plus en plus marqué, on mette encore de l'avant les préoccupations économiques avant celles qui consistent à se demander s'il y aura encore une planète où il soit possible de vivre dans cinquante ans?

Le 11 septembre 2011, les spécialistes de la mémoire nous ont fait remarquer que, malgré la décennie écoulée, nous savions tous encore très exactement ce que nous faisions au moment où nous avons appris la chute des tours du World Trade Center. J'étais à l'école, retournant à mon bureau après la fin d'une classe et la responsable de mon département m'avait apostrophée, paniquée, car l'on venait d'annoncer qu'on évacuait les tours du centre-ville de Montréal à la suite de l'attentat new-yorkais. J'avais trouvé la réaction de mes collègues et des autorités montréalaises exagérée, car la réputation du Canada sur la scène internationale me semblait le protéger de ce genre d'attentat auquel l'arrogance des Américains les exposait. J'avoue que je ne suis plus du tout certaine que ce soit dorénavant le cas et, même si le Québec a voté majoritairement contre le gouvernement Harper aux dernières élections fédérales, nous nous sommes sentis bien isolés au moment du dépouillement du scrutin.  Le verre à moitié plein de Françoise menace vraiment beaucoup aujourd'hui de se retrouver à moitié vide...

dimanche 4 décembre 2011

Ma mère, la foi et la superstition (in memoriam…)


Mercredi dernier, c'était le quinzième anniversaire du décès de ma mère, morte trop jeune à l'âge de soixante-cinq ans. J'avais trente-quatre ans. On peut donc considérer cela comme un progrès puisque ma grand-mère maternelle est morte alors que ma mère n'avait que dix-neuf ans… Quelque temps avant sa mort, forte de ses propres expériences, ma mère m'avait confié : «Tu sais, on n'oublie pas; on n'oublie jamais. Mais avec le temps, on devient moins triste. Heureusement!» En me disant cela, elle me faisait un dernier présent, car je me suis sentie légitimée de ne pas me complaire dans le deuil pour aller plutôt de l'avant avec ma propre existence.

C'est donc sur le ton de l'humour que j'ai envie que l'on se souvienne, pour celles qui l'ont connue, ou que l'on apprenne à découvrir, pour les autres, cette femme qui aurait maintenant quatre-vingts ans et qui a tiré sa révérence un peu trop vite à mon goût et au sien.

Pour toi…



***
L'automne venu, il fallait autrefois réinstaller les «châssis doubles», remplacés par les nécessaires moustiquaires pendant la saison estivale, plus clémente sauf en matière de maringouins et autres mouches noires.


Comme ma vieille maison n'a guère subi de rénovations, je peste encore contre ces châssis devenus bien difficiles à ouvrir avec les années. L'existence d'un espace entre les deux fenêtres – d'où l'appellation de « châssis doubles» - m'a toutefois remis en mémoire un petit épisode des démêlés de ma mère avec la foi catholique de notre désormais laïque province…




Née au tout début des années trente, ma mère baigna pendant au la première moitié de sa trop brève existence dans le climat d'extrême religiosité qui imprégnait alors la société canadienne-française pas encore québécoise. Fervente enfant de Marie, puis croisée, elle avait plus tard, comme elle le faisait toujours, aménagé l'hymne de ce groupe ainsi devenu :


Ma mère est la première à droite des jeunes filles en blanc



Je suis croisée, c'est là ma gloire,
Ils m'ont choisie, moi j'voulais pas.
Combats sans peur pour la victoire,
Je suis croisée, je suis croisée!



Ma mère en 1954
Enfant, j'écoutais et engrangeais ces chansons, subodorant quand même assez vite, entre autres à cause du ton employé pour les chanter, qu'il devait y avoir quelque anguille sous roche… Toujours est-il que la religion tenait une grande place dans sa vie et que, jeune enseignante d'à peine vingt ans, elle enfourchait tous les jours sa bicyclette pour se rendre à la messe avant d'aller enseigner chez les Maristes ou chez les petites franciscaines de Marie, jusqu'à ma naissance qui sonna malheureusement pour elle et pour moi le glas de trop nombreuses activités.



Je ne sais d'ailleurs quel rôle j'ai joué dans son éloignement de la foi puisque ma naissance précéda de peu la mort de son père, événement d'autant plus traumatisant pour elle qu'elle n'était pas présente, son frère ayant décidé de ne pas la prévenir, ce qui la condamna, pendant quelques décennies, à chercher en rêve le père perdu dans les couloirs de l'hôpital jusqu'à ce qu'elle se lève un matin, en pleurant, parce qu'elle l'avait enfin retrouvé.



Ma naissance et la mort de mon grand-père coïncidèrent de surcroît avec les débuts de la Révolution tranquille, événement qui devait enclencher le processus de laïcisation de la société québécoise jusqu'à ce que toutes les religions, hormis la catholique, reprennent du poil de la bête et envahissent à nouveau ces dernières années, à travers de minces saris bien peu appropriés à nos hivers ou de lourdes burqas, l'espace public.



Ayant donc pris quelque distance avec la religion, ma mère y revint dans les dernières années de sa vie à travers certaines pratiques pour le moins surprenantes...  Elle avait une dévotion toute particulière pour la Vierge, notre société matriarcale faisant probablement plus confiance aux femmes qu'aux hommes trop «pelleteux de nuages» pour régler vraiment les problèmes. Une petite statue de la mère du Christ aiguillait donc ses prières et cette statue trônait dans une plate-bande l'été, puis revenait à l'intérieur pour l'hiver.

Vitrail de la nouvelle salle de concert Bourgie
La Vierge était ainsi l'objet de nombreuses oraisons et ma mère, avec un côté humoristiquement païen, menaçait de lui mettre la tête en bas lorsqu'elle n'exauçait pas assez rapidement ses vœux. Mais, pendant la saison hivernale, si la mésentente s'étalait sur une trop longue période, pour réveiller les ardeurs de Marie, ma mère lui faisait faire un petit séjour entre les deux fenêtres des châssis doubles, histoire de l'exposer au froid revigorant qui saurait certainement ramener la sainte à ses devoirs!


***


On n'est pas sans séquelles la fille de pareille femme…



Ayant récemment constaté qu'un malotru avait joyeusement égratigné ma petite voiture bleue toute neuve sans laisser sa carte de visite, je décidai illico d'envoyer la médaille de St-Christophe, patron des conducteurs, offerte en grande pompe par ma tante Jeannette, réfléchir au fond du coffre à gants pour un certain temps!

Il faudra toutefois la ressortir bientôt, car outre les châssis doubles, l'hiver est aussi la saison des accrochages.

Thank you very much indeed!


As I've spent my first seven years in the States, I speak mostly English even if my dear, dear mistress is trying to teach me French and a little bit of Italian.

I just wanted to say that I was deeply touched by your messages. I'm feeling quite well now and I'm ready for new adventures –quiet ones though!- with MJ.


See you soon


Honey Comb